
La perte de l'autonomie dans les déplacements représente l'aspect le plus handicapant de la cécité, la plupart des autres difficultés en découlent. En effet, l'impossibilité de se déplacer seul dans des lieux inconnus génère un isolement social fort.
La solution consistant à se déplacer au bras d'un guide humain montre rapidement ses limites. Cette solution, aussi honorable qu'elle soit, a pour principal désavantage de mettre le déficient-visuel dans une situation de dépendance. Quelle que soit la qualité et le dévouement du guide humain, il ne pourra jamais avoir la neutralité absolue qu'exige certaines situations intimistes. Même très bien entouré de personnes entièrement dévouées, le déficient-visuel n'en reste pas moins dépendant, ce que beaucoup vivent à la longue comme une situation infantilisante.
L'autre solution consiste à faire appel à des aides techniques. La plus courante est le recours à la canne. Cette solution a l'énorme avantage de régler la question de la dépendance. Par contre elle demande un apprentissage et une grande maîtrise des techniques de locomotion.
L'utilisation de moyens de détection électroniques (radars, G.P.S. etc...) tend à se développer. Ces techniques évoluent et se perfectionnent, elles ont pour but de faciliter les déplacements et de détecter les obstacles à distance. Malheureusement tous ces appareils ne règlent pas le problème des incivilités et en particulier le non-respect de la priorité des piétons. Ces incivilités qui rendent la vie de plus en plus dangereuse pour les déficients visuels au point que beaucoup renoncent à se déplacer seul en ville.
Notre travail consiste à éduquer des chiens, à induire chez eux un comportement spécifique, qu'ils vont reproduire au quotidien.